Manipulation et désinformation : un pas supplémentaire franchi par la présidence

Le CAR du 31 janvier a définitivement fait la démonstration d’un impossible dialogue et d’une impossible confiance.

 Pour rappel, lors du précédent CAR (10 janvier 2014), où, dans l’urgence, il était demandé aux élus de se prononcer sur la politique de campagne des postes, nous avions fait entendre plusieurs motifs majeurs qui nous en rendaient impossible la validation :

–       aucune explication sur les critères qui avaient présidé aux arbitrages ou sur les orientations stratégiques dessinant cette campagne;

–       aucune information sur l’ensemble des demandes des composantes : les documents que nous avons successivement eu à connaître n’ont jamais comporté toutes les remontées des composantes.

A nos demandes répétées d’éclaircissements, aucune réponse, ni factuelle ni argumentée, n’a été apportée. Seulement quelques « mots clefs » de cadrage : projet pluriannuel – mais quel en est le contenu ? – et contrainte budgétaire.

Ce même 10 janvier, en raison du retard pris par l’équipe présidentielle dans la préparation de la campagne des postes, le CAR s’est retrouvé face à deux options. Soit la volumétrie de la campagne (nombre de postes MCF et PR) était votée et la DRH pouvait transmettre la demande de l’établissement au ministère – la date limite étant le jour même –, soit la campagne était définitivement close. Soucieux de l’intérêt de notre établissement les élus CEC– signataires de ce texte ont eu la faiblesse de céder au chantage en s’abstenant, mais avec l’engagement que ce qui remontait ne correspondait qu’à la volumétrie globale (nombre total de postes MC et PR) et non à la finalisation des arbitrages entre composantes et entre sections.

Lors du CAR du 31 janvier, alors que le tableau de campagne soumis aux administrateurs présentait de profondes modifications, le VP Formations et Vie Universitaire, et derrière lui l’équipe présidentielle, n’a accepté, d’aucune manière, de discuter, et n’a apporté d’explications ni sur les modifications intervenues, ni sur les critères et la logique qui avaient prévalu aux arbitrages. Bien plus, revenant sur les engagements du CA du 10 janvier, il affirma que ce n’était pas la seule volumétrie des postes qui avait été votée, mais la campagne elle-même et qu’il ne restait plus au CAR du 31 janvier qu’à valider des profils affinés et complétés.

A notre demande de clarification sur les procédures, la présidence nous a assuré qu’il ne serait pas possible de réaliser des recrutements au fil de l’eau si la campagne synchronisée n’avait pas lieu – ce qui n’avait pas été précisé le 10 janvier. Nous ne pouvions ni entériner une campagne élaborée dans la plus grande opacité, de manière précipitée et sans principe directeur ni repousser l’ensemble des postes, ce qui, nous affirmait Jean-François Goux, aurait privé l’Université de tout recrutement cette année. Nous avons donc fait le choix de nous retirer afin de ne pas valider cette mascarade de délibération.

C’est l’équipe présidentielle qui a donc finalement voté ce qu’elle-même proposait. Elle n’a sans doute pas eu trop de mal à se mettre d’accord avec elle-même. Il n’est d’ailleurs pas avéré que ce vote soit réglementaire, puisqu’après notre départ, le quorum n’était plus respecté.

Il y a là un véritable déni de démocratie qui pose au moins quatre questions :

1)   Nous n’avons pas été 8 membres du CA à souffrir d’hallucinations. Nous avons tous entendu la même chose et nous nous étions déterminés à propos de la volumétrie sur l’information donnée par le Président Mayaud et confirmée par le service de la DRH présent en séance. Mais, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

2)   Nous n’avons toujours pas eu connaissance des critères qui ont prévalu à la ventilation des postes mis au concours et à leurs modifications. En revanche, au CA plénier de l’après midi du 31 janvier, une explication des postes gelés est clairement apparue : 640 000 euros d’économie. Pourquoi ne pas avoir donné cette information dans le cadre du CAR ? Par peur d’appeler un chat un chat ? Le Président Mayaud ayant expliqué au CS que le gel avait été effectué à la demande des composantes, il y avait là matière à en justifier le motif et sa recevabilité !

3)   Reste que la volumétrie rentrée dans les logiciels ministériels le 10 janvier ne correspond pas à celle que l’équipe présidentielle a présentée aux administrateurs et qu’elle a votée le 31 janvier. Si l’économie générale de la campagne était à ce point définitivement dessinée le 10 janvier, rendant impossible tout dialogue ultérieur, comment se fait-il alors que les deux tableaux ne correspondent pas ?

4)   Il demeure enfin un dernier point. Sur un plan juridique, l’affirmation selon laquelle aucun recrutement au fil de l’eau ne pourrait être fait en l’absence de session synchronisée est totalement erronée. Méconnaissance ou désinformation de la part de l’équipe présidentielle ? Dans tous les cas, les élus ne disposaient pas des informations nécessaires à la délibération.

Faut-il se résigner à un simulacre de respect des règles, à des changements de pied répétés ? Une chose est sûre, pourtant, et cela fut dit avec solennité par le Président en CA plénier l’après-midi : « je tiens à une asymétrie de l’information ». On ne saurait mieux dire !

Pascaline Dury, Maurice Gaillard, Isabelle Lefort, Jean Soubrier, Isabelle Tapiero, Pierre Vernus, élus CEC au Conseil d’administration

Nathalie Dompnier et Jim Walker, élus PAU au Conseil d’administration

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