Décidément, rien ne va plus

157071_470536063595_83389563595_5841176_8257880_nLa démission d’un nouveau Vice-Président, vendredi 15 novembre, aggrave une situation de crise sans précédent qui se prolonge depuis des mois à l’Université Lyon 2. Avec le départ de Nicolas Chaigneau (ex-VP à la Formation et à la vie étudiante), qui fait suite à celui de Florence Debord (ex-VP à l’emploi et à l’action sociale), d’Isabelle Lefort (ex-VP à la Recherche), et à la mise à l’écart d’Isabelle Tapiero (VP aux Relations internationales – en titre, uniquement), survenue entre-temps, c’est un nouveau secteur déterminant de la politique de l’établissement qui se trouve mis à mal. L’hémorragie atteint un niveau tel que l’Université Lyon 2 est désormais dans une situation exsangue.

Certes, la candidature d’un nouveau Vice-Président à la Recherche, en la personne de Yanni Gunnell, va être présentée et soumise au vote du Conseil scientifique lundi 18 novembre prochain. Mais suffit-il de prétendre colmater ainsi la brèche si rien par ailleurs ne change ? Et force est de constater qu’aucun infléchissement significatif du mode de fonctionnement de l’équipe présidentielle n’a été annoncé – n’est même en vue. Au contraire, dans la récente lettre adressée aux personnels (n°293, du 14/11/2013), le Président célèbre, à l’occasion des 40 ans de l’établissement, « un pôle majeur de formation et de recherche » ; il invite aussi à « oser la rencontre… ». Outre le déni de réalité que cette valeureuse entreprise de communication manifeste, on ne peut que s’étonner du silence assourdissant qui persiste autour des démissions en chaîne qui affaiblissent son équipe, à commencer, en l’espèce, par celle de la Vice-Présidente chargée de la Recherche. Et, le cas échéant, s’indigner de ce qui peut être lu comme de la provocation.

Il nous appartient d’exiger que le Président et ce qui reste de son équipe informent officiellement la communauté universitaire à laquelle nous appartenons de la situation présente, dans un contexte où des décisions déterminantes doivent être prises engageant l’avenir de l’établissement. Nous ne pouvons rester indifférents à cette politique de l’autruche et laisser se mettre en place ces décisions capitales en toute opacité, par des individus de plus en plus isolés qui ne sauraient plus désormais être réputés former une équipe. Il appartient aussi au Président de tirer publiquement les conséquences des désaveux répétés qui ont été infligés à sa manière d’exercer le pouvoir.

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