Message adressé à la liste CEC suite à son refus de débattre publiquement

Chers collègues,

Notre collectif a pris l’initiative de proposer un débat public aux autres listes qui se présentent aux élections du 8 mars prochain. La campagne électorale est précisément un moment d’échanges et de confrontations d’idées. Elle est l’occasion de soutenir différents points de vue devant les collègues, les services, les composantes, les associations, les syndicats… Le débat nous semblait offrir la possibilité de clarifier les positions des différentes listes en les soumettant à une discussion critique, ouverte et respectueuse du pluralisme. Il nous semblait permettre de donner la meilleure information à nos collègues sur nos programmes respectifs et sur leurs différences. Dans une campagne atone où les listes se côtoient sans se rencontrer et où l’information se résume pour l’essentiel à des messages postés sur des blogs, nous pensions utile de débattre, de nous obliger mutuellement à un effort de clarification, à une présentation précise de nos projets respectifs et à un compte-rendu sans complaisance de nos actions dans les différents conseils au cours des mandats qui s’achèvent. Bref, nous souhaitions faire vivre à l’université cette démocratie que toutes les listes appellent de leurs vœux.

Les raisons de votre refus – « Préférant organiser sa campagne électorale selon son rythme et ses conceptions, [le collectif d’animation de la liste CEC] ne juge pas opportun le débat que vous proposez » – nous paraissent bien curieuses au regard des enjeux capitaux auxquels notre université doit faire face dès le lendemain des élections et alors même que chaque liste a eu tout le loisir, depuis des semaines, de mener campagne à son rythme. Mais votre proposition d’organiser « un échange public au lendemain des élections des conseils » nous surprend plus encore. Au moins nous rassure-t-elle sur un point : il sera encore possible de débattre à Lyon 2 après ce scrutin ! Mais il ne s’agira plus alors d’argumenter, de convaincre, de faire ce travail de mobilisation autour d’un bilan et d’un projet auprès de nos collègues. Les électeurs n’auront plus leur mot à dire. Pouvez-vous sérieusement imaginer que nos collègues se satisfassent d’une réunion post-électorale en guise de débat démocratique ? Quelles sont donc vos craintes à l’égard d’un débat préélectoral ? Est-ce ici la conception de la démocratie que votre projet d’une « gouvernance refondée » entend promouvoir ? Quel sens donner alors à votre volonté d’agir « dans la transparence et dans l’engagement, l’écoute et le respect de toutes et tous » ? La proposition nous paraît en tous cas bien peu conforme aux attentes que nos collègues sont en droit d’avoir à l’égard de leurs élus et bien peu respectueuse de la communauté universitaire.

Pour le collectif PAU,

Sophie Béroud, Keith Dixon, Nathalie Dompnier, Jim Walker

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