Coupes budgétaires sévères dans le secteur universitaire britannique

« Revue de presse anglaise sur les coupes budgétaires dans le secteur universitaire : les suites du rapport Browne » sur le site de Sauvons l’université (26/10/2010)

La commission Browne, lancée par les travaillistes au pouvoir et qui a proposé des frais d’inscription au moins doubles, commence à être contestée ailleurs que dans les milieux proche des syndicats ou de l’extrême gauche. Pour des présidents d’université qui commencent à se rendre compte du véritable choc que représente les évolutions préconisées par la commission, celle ci n’a pas été neutre et a été très fortement influencée par la perspective des coupes budgétaires : http://www.timeshighereducation.co….

Ces présidents se sont aussi peut-être aussi mis à lire très sérieusement ce rapport, et à entendre avec effroi les paroles du ministre. L’Etat pourrait décider de ne plus supporter financièrement les universités défaillantes. L’Etat pourrait également sanctionner les présidents qui auraient une gestion jugée défaillante. C’est la fin de l’autonomie des universités anglaises publiques pour certains. Face aux coupes budgétaires affectant le budget de l’enseignement (-70% escompté) beaucoup des universités d’élites pensent a tarifer au maximum evoque par le rapport (£12.000 l’année). Le secrétaire des universités, David Willet, et le premier ministre en second, Nick Clegg, semblent cependant s’opposer à des frais d’inscription d’un montant illimité : http://www.bbc.co.uk/news/education… – http://www.guardian.co.uk/politics/…

Face au renforcement de l’autorité du ministère, aux coupes budgétaires et à la limitation des frais d’inscriptions, les universités d’élite commencent a se demander si elles n’ont pas interêt a devenir privées. C’est au moins explicitement le cas pour la London School of Economics (LSE), qui semble attirée par les cursus en deux ans et à £17.000 de l’Université de Buckingham, une des rares universités privées existant en Angleterre. Le développement des universités privées devient de plus en plus probable. Cela est d’autant plus clair que des chiffres assez précis sur l’impact du numerus clausus décidé par les travaillistes commencent à être disponibles. C’est un vrai massacre pour une cette génération, avec près de 30% de jeunes prive d’études : 688.310 postulants et 209.000 recalés.

Et pendant ce temps, le département de philosophie de l’université de Middlesex, ou plutôt ce qu’il en reste puisqu’il a été fermé, tente de continuer tant bien que mal son séminaire et ses quelques cours,

http://savemdxphil.com/

Mais cette situation risque de devenir la norme, puisque le peu qui reste du budget d’enseignement va très certainement être réservé aux sciences et aux mathématiques alors que ce sont les secteurs qui génèrent les plus bas salaires d’embauche d’étudiants en Angleterre, que ce ne sont pas les disciplines préférées des étudiants, et que beaucoup d’universités ont sacrifié les départements de sciences expérimentales qui coutent cher. Il se pourrait bien que les frais d’inscriptions de ces disciplines soient à terme les seules raisonnables puisqu’elles disposeraient encore des subventions de l’Etat. Alors marché de l’enseignement supérieur ou dirigisme économique de plus en plus autoritaire ?

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