Communiqué PAU (29 avril 09)

Comment se fait-il qu’après le succès de la Nuit blanche dont tout le monde s’est félicité, la tension soit montée le lundi 27 avril 2009 ? En guise de démocratie, la présidence nous a imposé un vote réduisant les enjeux de la mobilisation à la seule question du blocage et elle a tronqué arbitrairement le corps électoral en excluant notamment tous les vacataires. Il était prévisible qu’un scrutin convoqué sans concertation et sans débat préalable entraîne de nouvelles tensions, d’autant que la présidence avait recruté des vigiles privés pour « assurer la sécurité » du vote.

Nous rappelons que dans un message du 23 avril, « la présidence ne demand[ait] rien et certainement pas […] d’imaginaires autorisations de faire rentrer sur le campus les forces de l’ordre ». Il y avait pourtant hier des vigiles privés, des membres des RG et des policiers en civil dans l’enceinte de l’université. La liste PAU, dont le communiqué a été diffusé très tardivement par les services de la présidence, a appelé au boycott du vote, mais condamne sans réserve les formes d’intervention violentes qui ont cherché à interrompre la consultation.

Nous regrettons vivement que des personnels aient pu être exposés à cette violence. Nous condamnons aussi le traitement réservé aux étudiants mobilisés qui sont intervenus directement ou non dans le bureau de vote. Ce traitement interroge sur la façon dont l’équipe présidentielle conçoit la relation au mouvement étudiant. Que des étudiants soient aspergés de gaz lacrymogènes à quelques centimètres de leur visage par des vigiles dans l’enceinte même de l’Université ; que des vigiles privés donnent le nom d’étudiant-es grévistes à des policiers, qu’ils accompagnent ces derniers à l’extérieur de l’Université, pour dénoncer les « coupables », le tout encadré par le chef de la sécurité de l’université, constitue des méthodes inacceptables. C’est ce qu’ont refusé des enseignants présents qui ont décidé d’escorter les étudiants à l’extérieur de l’université. Ce groupe a été violemment chargé par les forces de l’ordre, armées de tasers et de flashballs. Un des étudiants identifiés par les vigiles et arrêtés par la police était par exemple présent à une réunion organisée dans la filière de science politique au moment des faits qui lui sont reprochés. Cela jette le discrédit sur ces méthodes.

Nous refusons de nous laisser enfermer dans la stratégie du pourrissement dont la responsabilité première revient au ministère. Il faut tirer les leçons de ces événements et mettre tout en œuvre pour que la mobilisation contre les réformes en cours puisse se poursuivre dans le respect de tous, étudiants et personnels. Une AG des personnels sera organisée, dès que possible, à la réouverture des campus.

Liste PAU, collectif des personnels mobilisés

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