Où en sommes-nous ? Les raisons de continuer

Depuis la fin de la semaine dernière, il est manifeste que le gouvernement est contraint de manoeuvrer face  à l’importance du mouvement en cours et procède à de micro-reculs (comme la non suppression de postes en 2010 et 2011 ou un début de réécriture du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs). Ces manoeuvres en reculant montrent que le mouvement des universités est en train d’établir un rapport de forces  favorable à nos revendications et que l’on peut faire reculer le pouvoir. Cependant, ces manoeuvres sont insuffisantes et ne répondent pas aux revendications (le projet de mastérisation des concours ne semblent guère évoluer, la question du contrat doctoral non plus, les postes supprimés en 2009 le sont toujours, ce que serait le statut des enseignants-chercheurs reste bien flou, etc.).  Cette analyse qui montre à la fois qu’on est loin du compte et que le mouvement peut marquer des points explique le vote sur la reconduction de la grève de la dernière AG des personnels qui s’est tenue jeudi dernier.

Après une manifestation de 4000 personnes, une AG des personnels de Lyon2  s’est tenue, en effet,  le 26 février au campus des Quais, à 17h. Elle a rassemblé  environ 100 membres du personnel (enseignants et Biatos) et 150 d’étudiants.

Le débat a porté sur trois points :

1. l’abrogation de la LRU : des étudiants et des personnels rappellent que  le retrait des décrets (statut des enseignants-chercheurs, contrat  doctoral) laisserait toujours la possibilité de faire repasser d’autres  décrets identiques tant que la LRU demeure, et à des moments de vacances  universitaires (août, comme pour la LRU en 2007). André Tiran, VP du CA,  présent à l’AG intervient pour rappeler qu’en effet supprimer le (contenu du) décret serait en contradiction avec la LRU ;

2. les modalités d’action :  Des interrogations sur la manière de faire grève tout en assurant (ou non) des liens, y compris pédagogiques, avec les étudiants sont exprimées par plusieurs participants. La question posée est de savoir si l’on doit trouver des modalités d’encadrement pédagogique des étudiants pendant la grève [rappel : pour l’instant “seules” 3 semaines de cours ont été touchées par la grève]. Dans la grève au long cours  engagée, certains constatent qu’on finit par perdre de vue l’enjeu de la  lutte, pourtant d’une gravité sans précédent : précarisation pour tous,  destruction de la fonction publique et de l’éducation nationale, du  primaire au supérieur. Tout le monde tombe d’accord pour dire que le  mouvement d’information vis-à-vis des collègues et étudiants doit  s’amplifier, dans des AG par composantes, journées de cours et conférences-débats hors et dans les murs, etc.

3. la poursuite du mouvement

VOTE unique : grève reconduite jusqu’au mardi 3 mars inclus (ne votent que les enseignants : 62 pour, 0 contre, 1 abstention, 1 NPPV (ne prend pas part au vote)). Les débats ayant été très riches, la discussion s’est poursuivie au-delà de 18h, heure à laquelle certains de nos collègues ont dû partir pour participer à la manifestation de soutien à La Guadeloupe. Ces collègues n’ont donc pas pu participer au vote.

La prochaine AG des personnels se tiendra mardi 3 mars (campus de Bron,  bâtiment Europe, amphithéâtre Cujas) à 13h, pour décider de la reconduction  ou non de la grève et des suites à donner au mouvement.

SNESup, PAU, Collectif des personnels mobilisés

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