Exercice du droit de grève et caisse de solidarité

Chers collègues,

Suite au message de la présidence qui rappelle sa faculté de procéder au comptage des grévistes, nous rappelons à notre tour les recommandations syndicales.

La législation en vigueur protège les salariés et interdit à un employeur de faire pression sur les individus pour leur arracher une déclaration individuelle de grève.

La réforme sur la déclaration des jours de grève pour un enseignant ne concerne que les enseignants du primaire qui doivent se déclarer grévistes 48h avant le jour de la grève, afin de permettre aux communes d’organiser l’accueil des enfants. Pour les enseignants du secondaire et du supérieur comme pour les autres fonctionnaires, c’est à l’administration de faire le constat du nombre de grévistes et de le transmettre à qui de droit ; la coutume est que ces enseignants reçoivent un formulaire pour se déclarer grévistes, alors que les BIATOSS grévistes sont, eux, notés absents par leur chef de service.

Les syndicats du supérieur et du secondaire recommandent aux enseignants de ne jamais s’auto-déclarer et donc de ne pas remplir les « demandes » d’auto-déclaration qu’ils reçoivent. D’une part, ce n’est pas conforme à l’esprit du droit de grève et de sa constatation dans l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur ; d’autre part, ce type de document a souvent été utilisé pour faire pression individuellement sur des collègues.

Il relève de la liberté de conscience des enseignants du supérieur et du secondaire, notamment s’ils souhaitent être sûrs d’être comptés dans le nombre de grévistes, de se déclarer. Il n’existe en tout cas aucune obligation légale de se déclarer. Pour être comptabilisées dans les chiffres officiels, les informations quantitatives doivent être transmises avant 12h au rectorat ; au-delà de cette heure, la mention « chiffres non disponibles » est communiquée au ministère.

La position des personnels mobilisés consistant à refuser l’auto-déclaration n’est pas une tentative de faire grève au moindre coût. Conscients que nous ne sommes pas tous égaux devant la grève, ces personnels ont mis en place une caisse de solidarité qui sera utilisée pour rembourser les journées de grève déclarées des plus précaires d’entre nous (vacataires) et pour marquer notre solidarité active avec les BIATOS pénalisés lors des mouvements. Cette caisse de solidarité a déjà recueilli plus de 4000 euros.

Pour contribuer à cette caisse de solidarité, vous pourrez adresser vos chèques (à l’ordre du Snesup en indiquant « caisse de solidarité » au verso – surtout pas de chèque en blanc) à :
Gwenola Le Naour IEP de Lyon, 14 avenue Berthelot 69007 Lyon

SNESup, PAU, Collectif des personnels mobilisés

N.B. : un document sur l’exercice de la grève est disponible sur ce blog (rubrique « Archives »)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s