Luttes universitaires – Un article de Keith Dixon

pour lire l’intégralité de l’article en pdf : Dixon – Luttes universitaires

A paraître dans le prochain numéro de la revue Savoir/Agir, publiée aux Editions du Croquant*

Tous les arguments sont apparemment bons pour se persuader du bien-fondé de la loi dite LRU (Loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités), votée en catimini l’été dernier pendant les vacances universitaires et actuellement en voie d’application. Ainsi, le jeune député UMP Benoist Apparu, chargé par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale de faire un rapport d’étape sur l’application de la loi, analysant les premiers résultats des élections universitaires veut y voir : « [L’]émergence de majorités de projet au détriment de majorités syndicales . »
Libération, dans son édition du 5 mai 2008, titre : « La réforme des universités se met en place malgré les résistances » et consacre l’essentiel de son article aux partisans de la nouvelle loi dans les universités, à commencer par la première de la classe, l’université Pierre et Marie Curie, dont le président, Jean Charles Pomerol, s’active à mettre son établissement en ordre de bataille pour affronter la concurrence internationale (création d’une fondation partenariale, recrutement d’un fundraiser (en anglais dans le texte), projet d’achat de l’immobilier universitaire).
Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, ne perd pas une occasion de souligner la réussite de son projet de transformation des universités françaises et de se féliciter de l’adhésion des gestionnaires universitaires aux nouveaux contours de leur monde professionnel (autonomie de gestion accrue, renforcement du rôle des présidents, arrêt de la création de postes de titulaires et une plus grande « flexibilité » dans l’embauche de contractuels pour les personnels administratifs et enseignants, encouragement aux financements privés). Dans sa contribution aux débats de la commission dirigée par B. Apparu, madame Pécresse fait remarquer que de nombreuses universités sont allées au-delà des dispositions de la loi. Ainsi, par exemple, les nouveaux conseils d’administration : « […] comprennent, dans la grande majorité des cas, au moins deux chefs d’entreprise là où la loi en impose un . »
Enfin, Michel Lussault, président de l’université de Tours et porte-parole de la Conférence des présidents d’université (CPU) se réjouit, dans Le Monde du 12 mai 2008, que le vote dans les universités : « n’ait pas porté d’équipe “anti-LRU” » à la tête des universités. » (…)

pour lire l’intégralité de l’article en pdf : Dixon – Luttes universitaires

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s